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    LA FCPE 31 POUR LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

    DÉS LA RENTREE 2013 ! 

     

    En étalant le temps scolaire sur 5 jours, la réforme des rythmes scolaires va permettre une vraie amélioration des capacités d'apprentissage et des facultés de concentration des élèves.

    De plus en ayant des journées moins longues, nos enfants seront moins fatigués et donc profiteront mieux du temps scolaire. 

     

    Le décret relatif à l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires(1) définit le cadre mais les possibilités d'organisation de la journée/semaine peuvent être multiples et sont à discuter avec les partenaires de la communauté éducative : élus, enseignants, ALAE(2) , parents. 

    1 Lire le décret : http://goo.gl/kTT4L

    2 ALAE : accueil de loisir associé à l’école

    3 Le taux d’encadrement adulte/élève passe de 1/10 à 1/14 en maternelle et de 1/14 à 1/18 en élémentaire 

     

    On pourra envisager par exemple, un démarrage de la classe plus tard le matin après un accueil calme par le péri-scolaire, une pause méridienne de 2h30 pour un temps d'enseignement l'après-midi de 15h à 16h30 au moment où la concentration des enfants est plus élevée ...  

     

    Cette nouvelle articulation de la journée scolaire nécessitera bien évidemment de proposer un péri-scolaire de qualité, faisant intervenir du personnel formé, condition incontournable pour que le relèvement du taux d'encadrement3 des enfants soit acceptable et gérable. 

     

    Même si quelques communes importantes du département (dont Toulouse) sont restées à "4,5 jours par semaine" en 2008, le nouveau décret sur les rythmes scolaires va plus loin en imposant 24 h par semaine pour toutes les écoles et pour toutes les semaines (plus de mercredis libérés). 

     

    Il est donc nécessaire de revoir l'organisation du temps dans toutes les écoles de notre département pour définir un rythme régulier à l'écoute des enfants et prenant également en compte les contraintes d'organisation des parents.

     

    Il est important que cette réforme, sur laquelle il y a un large consensus (académie de médecine, conclusions de la conférence sur les rythmes scolaires organisée en 2011, chronobiologistes, ...) et qui permet de mieux respecter les rythmes des élèves pendant le temps scolaire et péri-scolaire, soit mise en oeuvre le plus rapidement possible et donc dès la rentrée 2013.

     


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  • Dans le cadre des réflexions engagées sur la refonte des rythmes scolaires, le Collectifs des Associations Partenaires de l'Ecole Publique (CAPE) propose une nouvelle façon d'appréhender les rythmes d'apprentissage de l'enfant, et un autre regard sur la manière d'adapter le rythme scolaire au rythme de l'enfant.

    http://collectif-cape.fr/content/notre-contribution-sur-les-temps-ducatifs

    http://collectif-cape.fr/content/rythmes-il-est-temps-d-avancer


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  • Chers amis,


    Ces dernières semaines, les déclarations concernant la réforme des ryhtmes scolaires à l'école primaire se sont multipliées. Comme depuis quelques semaines, je me permets de faire le point des derniers éléments de la situation.

    Certaines communes ont annoncé leur volonté de passer à la semaine de quatre jours et demi dès septembre 2013. Il s'agit d’Angers et Nantes par exemple. L'agglomération brestoise (8 communes autour de Brest) ira de façon collective également et l'a fait savoir par courrier au Ministre. La ville de Paris a ajouté 5 millions d’euros supplémentaires à son budget 2013 pour la mise en place pour la période septembre-décembre 2013.
    De son côté, l'Association des maires ruraux de France (AMRF) s'est prononcée en faveur de la réforme dans l'intérêt des élèves, de l'Ecole et d'une meilleure articulation du scolaire et du périscolaire.

    Mais une négociation financière continue. D'autres grandes villes ont estimé ne pas avoir le budget nécessaire et donc insisté pour que sur les 250 millions d'euros promis par François Hollande pour la réforme, une part leur soit réservée. De même, l'ANEM (Association nationale des élus de montagne) pose comme condition à la mise en oeuvre de la réforme la compensation intégrale de son coût par "la solidarité nationale", soit l'Etat. Pour la FCPE, cette dotation de 250 millions a bel et bien été décidée afin d'aider les communes en difficulté, du fait de leur petite taille, de leur éloignement ou de leurs faibles ressources fiscales. Il serait donc normal que l'essentiel du montant alloué leur revienne.
     

    Nous vous rappelons que depuis 2008, certaines communes, dont les villes de Toulouse, Poitiers, Niort ... ont fait le choix de la semaine de 4 jours et demi et ne sont bien évidemment pas pour autant en faillite. Elles ont fait le choix d'arbitrer certains budgets en faveur de l'Ecole et de l'éducation. Ces choix, nous les voulons partout.

    Face à ce mouvement en faveur des enfants, d'autres agissent et font aussi pression.
    Ainsi, les sections départementales de certains syndicats enseignants ont envoyé un courrier aux collectivités et aux CDPE afin de réclamer que les décisions concernant la réforme des rythmes scolaires se prennent au niveau de chaque conseil d'école. Nous n'y sommes pas favorables, car nous savons que nous n'aurons mathématiquement jamais la majorité en conseil d'école face aux enseignants. 
    Nous vous rappelons que cette méthode est celle de Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos. Elle a permis d'empêcher une remise en cause de la semaine de quatre jours depuis 2008 sauf dans de rares exceptions et de maintenir ainsi la majorité des écoles dans la pire organisation pour les enfants. 
    A Paris, une manifestation est prévue ce mercredi 19 décembre pour le retrait de tout projet de réforme des rythmes par les sections de tous les syndicats enseignants -excepté le Sgen- pour exprimer leur refus de travailler le mercredi matin avec une réduction de la journée le reste de la semaine. 
    Coté villes, le maire de Nice a annoncé sa volonté de ne pas mettre en place la réforme.

    Mais nous pouvons et devons encore agir.
    La FCPE de Seine-Saint-Denis a demandé à être reçue par tous les députés du département pour discuter de la nécessité de réformer l'organisation des temps de l'enfant.
    Nous devons continuer de réunir les parents, contacter les élus, organiser la pression pour que cette réforme voit le jour. L'écriture dans l'annexe du projet de loi d'orientation et de programmation d’un passage sur les rythmes est pour nous un point d'appui. Il faut que le décret que nous attendons soit ferme. La réforme est pour 2013 et les moyens annoncés seront consacrés à cette date. Seules les villes qui ne peuvent pas feront attendre les enfants jusqu’en 2014.
    Pour nous, l'objectif de l'aménagement des temps éducatifs des enfants est bien d'améliorer les conditions de vie et d'apprentissage des élèves avant tout.

     

    Nous vous rappelons que la France est le pays où les écoliers ont les journées de travail les plus chargées et les semaines les plus courtes, le tout s'articulant sur un nombre de semaines lui-même plus restreint, que la France recule dans les études internationales autant dans les résultats sur les apprentissages que sur le bien être à l’Ecole.

     

    Mais nous savons que la semaine de 4 jours a aussi considérablement dégradé les conditions de travail des enseignants, de l'aveu même de bon nombre d'entre eux, leur imposant des journées beaucoup plus denses et éprouvantes et une course contre le temps très insatisfaisante sur le plan pédagogique.


    Nous avons aussi enregistré récemment deux avancées sur le calendrier scolaire.
    Au précédent CSE, l'unanimité s'était faite contre le projet de calendrier 2013-2014. Nous avons donc continué notre pression car une véritable réforme des temps scolaires ne peut écarter la modification de l'année scolaire. Nous nous sommes donc félicités de l'inscription dans la loi de la perspective (non datée) d’une évolution sur ce point.
    De plus, quatre (parmi les plus importantes) fédérations des professionnels du tourisme ont publié un communiqué de presse la semaine passée pour réclamer des modifications du calendrier scolaire annuel, invoquant le fait que la réduction des vacances d'été est nécessaire aussi pour assurer l'égalité d'accès aux vacances et acceptant le principe de l’alternance 7/2.

    La pression continue. Il n'est pas question de lâcher quoi que ce soit !
    La complémentarité entre nos rencontres nationales et vos rencontres aux niveaux départemental et local sont essentielles pour aboutir pour les enfants d'abord!

     

    Bien cordialement,

     

    Jean-Jacques HAZAN,

    Président


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  • Rythmes : la FCPE appelle à un sursaut pour les enfants

     

     

    La réforme n’avance pas !

     

    La FCPE, reçue ce jour par le ministre de l’Education nationale, a souligné son désaccord sur la lenteur concernant la réforme des rythmes scolaires. Elle demande au président de la République et au Premier ministre d’arbitrer au plus vite et de mener enfin la réforme pour les enfants.

     

    La FCPE appelle à un sursaut de tous les acteurs car le débat n’a que trop duré. Pour la fédération, il ne faut pas attendre plus longtemps !

    Lors de cette entrevue, le ministre de l’Education nationale a indiqué que rien n’est encore figé concernant l’organisation de la journée scolaire à l’école primaire. Il y a donc encore de la place pour le schéma que défend la FCPE !

     

    Lors de son entretien avec Vincent Peillon, elle a rappelé à nouveau les engagements du président de la République :

     

    -        5 heures de classe maximum en primaire  et 6 heures en collège sans devoirs à la maison ;

    -        90 minutes de pause méridienne pour tous ;

    -        l’alternance de 7 semaines de cours et deux semaines de vacances tout au long de l’année ;

    -        le raccourcissement des vacances d’été.

    Ces engagements correspondent aux besoins des enfants pour l’amélioration des conditions de vie et d’études des enfants et des jeunes à l’Ecole pour assurer la réussite de tous.

    Le cadre national doit être fixé maintenant pour que les territoires s’organisent avec l’Etat, notamment grâce aux 250 millions d’euros pour les villes les plus petites ou celles les plus en difficulté.


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  • Chers amis,

     Aujourd’hui, dans le débat sur les rythmes scolaires, certains demandent que les conseils d’école se prononcent sur la question. Nous souhaitons rappeler que lors des ateliers sur les rythmes éducatifs de la refondation de l’Ecole, plusieurs consensus se sont dégagés :

    -    Nécessité de la réforme des rythmes dans l’intérêt des enfants.

    -  Nécessité d’un  cadre national de référence. Cette demande a été faite au vu qu’actuellement les décisions étaient laissées à l’appréciation des conseils d’école ce qui rend les discussions très difficiles. Des intérêts contradictoires sont en jeu. Et par ailleurs, le risque est grand de voir des organisations différentes d’une école à l’autre ce qui complique la mise en œuvre de la réforme. 

     Cette demande des syndicats d’une décision au niveau de chaque conseil d’école menace la mise en place de la réforme mais elle risque par ailleurs d’aboutir à ce que la classe s’arrête à 15h30 sans allongement de la pause méridienne. Cela reviendrait à lettre en place une heure de garderie pour tous les élèves de 15h30 à 16h30, car les communes risquent fort de ne pas être en capacité de mettre en place des activités périscolaires sur une seule heure. Une pause méridienne allongée permettrait de consacrer une heure et demi à une activité. Par ailleurs, faire classe de 13h30 à 15h30 revient à privilégier le moment où les enfants, juste après déjeuner, connaissent une baisse d’attention et de vigilance et à négliger le deuxième pic de vigilance de la journée, celui de la fin d’après-midi.

     Les revendications de la FCPE ont toujours été claires : demande d’un cadrage national pour une semaine de cinq jours (jour supplémentaire imposé) avec souplesse sur les horaires de la journée et possibilité de dérogation pour le choix du jour ajouté (donc possibilité d’opter pour le samedi matin). C’était aussi la demande portée par l’Appel de Bobigny, dont 40 organisations, y compris des syndicats d’enseignants, était signataires. Nous continuons également à revendiquer des projets éducatifs de territoire partout, pour qu’activités scolaires et périscolaires soient conçues en complémentarité et bien articulées dans une véritable démarche de coéducation entre tous les acteurs : Education nationale, collectivités, parents, association complémentaires.

     Nous ne devons pas perdre de vue l’objectif de cette réforme et la raison de sa nécessité autant dans le primaire que dans le secondaire : « l’organisation des rythmes scolaires aujourd’hui n’est pas satisfaisante pour les élèves. Et ce, de la maternelle jusqu’au lycée. Leur fatigue et le mauvais classement de la France dans les études internationales imposent de changer la situation », comme cela faisait consensus lors de la concertation.

     Nous vous invitons à prendre contact avec les maires de votre département pour les inciter à mettre en place la réforme dès la rentrée 2013, comme nous l’avons demandé dans le communiqué de presse du 21 novembre, parce que « ne pas appliquer cette année la réforme reviendra à continuer à faire subir aux élèves un calendrier scolaire reconnu par tous comme le pire de toute l’OCDE, avec des journées bien trop lourdes et un trop faible nombre de jours de classe dans l’année ».

    Pour information, la ville d’Angers a annoncé par communiqué qu’elle appliquerait la réforme dès 2013. Selon toute vraisemblance, l’AMGVF (Association des maires grandes villes de France) prendra également position en ce sens.

     Nous vous rappelons que le fond de 250 millions d’euros annoncé par François Hollande le 20 novembre ne concernera que les communes qui se lanceront dans la réforme dès la rentrée 2013 (sous réserve de remplir un certain nombre de critères), afin d’inciter le maximum à le faire. Nous savons bien que tout retard pris dans la réforme reviendra à l’enterrer. Et parce que nous savons bien aussi que les questions financières pèsent dans ce dossier, nous demandons un fléchage d’une partie des fonds du FPIC nouvellement créé sur les questions scolaires, ainsi que des dotations du gouvernement aux communes en particulier rurales.

     Et, bien sûr, nous continuons nos rencontres avec les associations d’élus, les parlementaires, le gouvernement, auxquels nous rappelons que la réforme des rythmes concerne aussi les collégiens et lycéens, pour lesquels nous demandons, tout de suite, un maximum de 6 heures de cours par jour et une pause méridienne de 90 minutes pas moins.

     Vous trouverez sur le site intranet une série de ressources sur cette question à l’adresse : http://www.fcpe.asso.fr/index.php/ressources-documentaires/tag/15-Rythmes?start=10 

    Nous vous renvoyons aussi aux textes publiés sur le site du conseil scientifique, dont celui de Bruno Suchaut (ICI), qui présente un schéma d’organisation de la journée scolaire respectueux des préconisations des spécialistes et proche de celui que nous avions publié dans la Revue des parents de février 2009 (n° 362).

     Comme toujours, le siège se tient à la disposition des conseils départementaux et locaux qui souhaitent organiser une conférence-débat sur ce thème.

     

    Bien amicalement,

    Jean-Jacques HAZAN,

    Président

     


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