• Les non remplacements et les suppressions de postes...

    Depuis la rentrée de septembre 2011, 27 386 demi-journées ont déjà été signalées par les parents d’élèves comme autant d’heures de cours perdues car non remplacées.

    Comme de nombreux remplaçants ont été affectés à l’année dès la rentrée, les problèmes de remplacement se sont multipliés dès la semaine qui a suivi la rentrée.
    En tête du triste classement dressé par les parents, l’académie de Lyon remporte la palme, suivie de près par les académies de Toulouse, de Paris, de Créteil, d’Aix-Marseille et de Versailles !

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  • Depuis le début de l’année 2012 déjà plus de 100 absences d’enseignants non remplacée déclarées sur le site Ouyapacours* dont 1/3 touche le primaire en Haute Garonne.

    Nous constatons qu’encore aujourd’hui des élèves se retrouvent sans enseignants pendant des périodes de durées variables, contraignant les équipes enseignantes à gérer le même nombre d’élèves avec moins d’adultes. En effet, la seule solution proposée par l’Education Nationale face à cette carence de remplaçant est de répartir les enfants dans les classes restantes perturbant ainsi la progression de la classe d’accueil.

    En pratique, on se retrouve par exemple avec des enfants de CP venant s’ajouter à des classes de CM2 déjà chargées à plus de 30 élèves et passant la journée à dessiner sans faire de bruit au fond de la classe. Parfois même les écoles sollicitent les parents afin qu’ils gardent leurs enfants à la maison, ils doivent alors s’organiser au dernier moment pour trouver un mode de garde. Que dire quand cela se répète sur plusieurs journées ? Comme cela nous a été signalé dans une école du département où les enseignants ont dû gérer les 29 élèves sans enseignant sur une semaine complète. C’est alors inacceptable !

    Nous exigeons qu’un enseignant soit mis devant chaque classe, afin que chaque enfant en tous points du territoire ait le même nombre d’heures d’enseignement. Nous parlons bien ici d’enseignement et pas de « garderie » !

    Communiqué de presse du 12 mars 2012

    *http://ouyapacours.fcpe.asso.fr/


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  • Mise à jour du mercredi 9 mai :

    Nous accueillons avec satisfaction la réponse de M. Matichard, notre inspecteur de circonscription qui a répondu à notre courriel du 7 mai, par cette lettre. Nous lui transmettons en retour nos remerciements. 

    ________________________________________________________________________

    Le problème était prévisible, voire inévitable, tant le nombre de suppressions de postes d'enseignants, initiés depuis 2008, est important. Rappelons qu’en trois ans, ce sont déjà 50 000 postes d’enseignants qui ont été détruits...

    Au début ça ne se voyait pas trop, on a supprimé d'abord les enseignants qui n'étaient pas devant une classe, les conseillers pédagogiques, les enseignants spécialisés des RASED etc... puis les brigades de remplacement, et maintenant ça se voit !

    Pour les absences de courte durée (1 ou 2 jours, en cas de rhume), les parents ne s'alarment pas (plus ?), tant l'habitude s'est installée : les enfants sont répartis dans les autres classes, ils passent leur journée à dessiner, à s'occuper, à suivre un niveau qui leur parait facile (normal, eux sont en CM2 !) au risque de perturber la classe d’accueil, ou à suivre un niveau qui va les inquiéter (ho là là, l'année prochaine se sera ma classe, et je comprends vraiment rien à ce que dit la maîtresse...). 

    Bref, quand un enseignant n'est pas remplacé, l'école conseille à l'enfant de rester chez lui si c'est possible, et on verra bien demain.

    Pour un remplacement de longue durée (longue maladie, congés de maternité) il y avait d’autres remplaçants prévus à cet effet... mais ils sont de moins en moins nombreux eux aussi ! Malheur aux élèves dont l'enseignant tombe gravement malade, ou qui décide d'agrandir sa famille !

    Et quand il n'y a pas le compte, que peut faire l'inspecteur d'académie ? pas grand chose malheureusement... Et ce sont les petites écoles qui sont prioritaires : répartir 28 élèves dans 11 classes c'est moins problématique que de les répartir dans 5 ou 6 classes...

     Tout ça pour expliquer que le cœur du problème ce sont les suppressions massives de postes, que dénonce la Fcpe dans toutes les instances où elle est représentée, du conseil d'école de village aux plus hautes instances du Ministère.

    Continuons à manifester notre mécontentement auprès de notre inspecteur de circonscription (l'IEN) ien31-grenade@ac-toulouse.fr et notre inspecteur d'académie (l'IA) ia31@ac-toulouse.fr

    mais continuons également à soutenir la Fcpe pour les combats qu'elle engage au niveau national : http://petition.fcpe.asso.fr/

    Car les réformes décidées à Paris ont désormais des impacts bien visibles chez nous, à Bouloc.

    Nous referons un point prochainement avec nos collègues de l'Aape, et vous tiendrons au courant, via notre blog.

    En tout état de cause :

     - un dossier de carence a été ouvert sur le site Ouyapacours, afin de comptabiliser au niveau départemental et national les non remplacements et mettre le ministère face à ses responsabilités, en revendiquant des postes et remplacements pérennes dans l'Education Nationale.

     

    - un mail a été adressé à l’IA et l’IEN pour soutenir la demande de remplacement d’urgence, avec copie à la Fcpe 31.

    Copie du mail :

    Messieurs Le Floc'h et Matichard,

    Le problème était prévisible, voire inévitable, tant le nombre de suppressions de postes d'enseignants, initiés depuis 2008, est important. Rappelons qu’en trois ans, ce sont déjà 50 000 postes d’enseignants qui ont été détruits...

    Les leviers ont bien été actionnés... que faîtes-vous maintenant pour maintenir le droit à l'éducation des élèves de CE2 de Mme Lespinasse, partie en congès de maternité le 3 avril dernier ?

    Depuis le 23 avril, date de reprise des cours, c'est une remplaçante de courte durée, provisoirement affectée à Bouloc, qui assure la classe... quand elle n'est pas appelée sur une autre école, peut être plus prioritaire, puisque Bouloc est déjà une école de bonne capacité, où répartir les élèves d'une classe est après tout moins problématique que de les répartir dans une école qui compterait 5 ou 6 classes seulement...

    Nous demandons que soit nommé de tout urgence un remplaçant qui assurera l'enseignement de nos enfants jusqu'à la fin de l'année scolaire.

    Dans l'attente de votre décision, veuillez agréer, Messieurs, l'expressions de nos salutations.

    Pour les parents d'élèves de Bouloc, Mme Nathalie Torroglosa

    Présidente du conseil local FCPE de Bouloc

     

      

     

     

     


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    Communiqué de presse - 19 décembre 2011

    La FCPE condamne l’acharnement systématique dont sont victimes l’Ecole et les élèves en matière de gestion des moyens humains et financiers. Pour 2012, les 14 200 suppressions de postes prévues se feront encore au détriment de l’accès à l’école maternelle, de la mise en place effective des remplacements des enseignants, de l’aide spécifique à apporter aux élèves en difficulté, des élèves de la voie professionnelle, des collégiens pourtant encore plus nombreux en 2012 …

    L’aveuglement idéologique est tel que là où le gouvernement frappe le plus durement, c’est dans les territoires les plus défavorisés socialement : Nord Pas-de-Calais, Lorraine, les académies de banlieue parisienne…

    Le gouvernement et les parlementaires, qui ont adopté le budget de l’Education pour 2012, pensent-ils un seul instant que supprimer les moyens de remplacement, des postes d’enseignants, des postes de RASED, réduire l’offre scolaire de proximité en milieu rural, augmenter les effectifs dans les classes, contribue à lutter contre la crise économique ? à relancer la croissance ? à lutter contre le chômage des jeunes ?

    Tout cela n’est pas sérieux et démontre une volonté de sape de l’Ecole publique et non une rigueur budgétaire de crise, notamment quand l’Etat réalise un manque à gagner (environ 600 millions d’€) en maintenant les déductions fiscales favorables aux officines privées de cours particuliers qui vivent sur l’angoisse des familles, que seuls les plus riches ont les moyens et un intérêt à financer !

    Il est temps que cela s’arrête. La FCPE appelle à la mobilisation pour lutter contre cette nouvelle saignée.


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  • Il arrive parfois qu'un enseignant soit absent, cela n'a rien d'anormal, et peut arriver à tout le monde. Si parfois nous même allons travailler avec un peu de fièvre, nous préférons quand même savoir l'enseignant de notre enfant chez lui, plutôt qu'en train de contaminer toute une classe ! Ce qui est moins normal, c'est que la personne absente ne soit pas remplacée, et ce, dès le premier jour. Il ''existait'' il y a encore quelques années, des brigades de remplacement pour les absences de courtes durées, avec suffisement d'enseignants pour pallier à ces absences inopinées. Les restrictions budgétaires sont passées par là, et les effectifs de remplaçants se sont tellement apauvris, qu'il est désormais courant que nos enfants n'aient pas d'enseignant devant eux quand le leur est absent...
      
     
    Déclarer une absence non remplacée sur Ouyapacours (sur notre blog, voir module de droite : OUYAPACOURS).
     
     

    http://ouyapacours.fcpe.asso.fr/

    Ci-dessous communiqué de la FCPE : 

    La FCPE demande qu’un enseignant soit mis devant chaque classe, afin que chaque enfant en tous points du territoire ait le même nombre d’heures d’enseignement. Nous parlons d’enseignement et pas de « garderie ». L’habitude a été prise de répartir les enfants dans les classes, cela ne peut être satisfaisant. L’enfant passe alors sa journée au fond d’une classe à dessiner ou à lire, et cela dans le meilleur des cas, que dire quand cela se répète sur plusieurs journées. Ce n’est pas acceptable. De plus, cela gêne aussi la progression de la classe d’accueil, car le nombre d’élèves devient alors trop important.

    De même, le fait d’appeler les parents pour qu’ils reprennent les enfants faute d’enseignant, n’est pas normal. Les parents ne peuvent avoir cette disponibilité.

    Nous devons demander à l’institution de mettre en place les moyens de façon pérenne.

    Actuellement,  le rectorat manque de moyens, il lui appartient de les obtenir. De ce fait, il est demandé aux établissements de se « débrouiller » en interne. Cela ne peut être possible ou acceptable. C’est pour toutes ses raisons que nous nous devons d’être extrêmement vigilants.


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